Aujourd'hui, ça fait un an que Prince est mort.

Grâce à lui, à l’âge de 7 ans j'ai découvert la Musique, la soul, la funk, le rock, le hip hop, et plein d’artistes qui m’accompagnent depuis : Bill Withers, Nina Simone, George Clinton, Betty Davis, Gil Scott-Heron, Me'Shell Ndegeocello, Led Zep, les Stones, Jimi Hendrix, Björk, Faith No More, Jeff Buckley, PJ Harvey, mais aussi Public Enemy, NWA, Wu Tang, A Tribe Called Quest, Queen Latifah, Salt N Pepa, Bahamadia puis LaurynHill, Missy Elliott et Lil' Kim.

Grâce à Prince, j’ai découvert un touche-à-tout qui transcende les étiquettes, mais aussi la-non binarité, l'androgynie, le trouble dans le genre, le féminisme. Il a toujours mis les femmes en avant, sans les objectiver ou au contraire les désexualiser, en les traitant juste comme des égales, des êtres humains, des artistes à part entière et non des potiches.

Grâce à ses paroles torturées au possible sur des mélodies sautillantes et légères (ou l'inverse), j’ai découvert son génie et sa médiocrité, la complexité de nos contradictions.

Grâce à Prince, j’ai fait du piano et du saxophone, de la danse, j’ai appris l’anglais, j’ai voyagé aux Etats-Unis, j’ai un jour emprunté "La Bâtarde" de Violette Leduc à la bibliothèque municipale de Tours parce que le violet était la couleur de Prince et qu'il avait fait un morceau intitulé "Poor Little Bastard". Et je ne l'ai pas regretté !

Voici l'un de ses plus beaux morceaux à mes yeux, une pépite psyché pop, à la fois freaky, sombre, kinky, cucul, lyrique et puissante. 

  • 21 Avril 2017