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Invitée de Gouinement Lundi, 26 mars 2018

Gouinement Lundi, l’émission féministe au prisme lesbien, bi et trans, consacre cette émission au hip-hop et au rap à la lumière de deux événements : le festival Intersection organisé par l’association Baham Arts à Montreuil les 3 et 4 mars 2018 et la programmation de Madame Rap au festival Les Femmes S’en Mêlent.

Avec comme intervenantes :

  • Eloïse Bouton, fondatrice de Madame Rap, premier média en France dédié aux femmes dans le hip-hop;
  • Original Laeti, une des rappeuses présente sur la scène du festival Intersection;
  • Julie Rozen, à l’oringie de cours de danse de hip-hop queer à Paris.

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  • 26 Mars 2018

Interview enregistrée dans le cadre du festival Les Femmes S'en Mêlent à La Machine du Moulin Rouge, 17 mars 2018

Antoine Dabrowski et Alexis Bernier ont passé 90 minutes au cœur des Femmes s'en mêlent, le festival qui met à l'honneur la scène féminine dans toute sa diversité depuis 20 ans. En partenariat avec agnès b. et en direct de la Machine du Moulin Rouge avec : Cata.Pirata, Stéphane Amiel, la journaliste Eloïse Bouton de Madame Rap, Marine De Bruyn pour le collectif shesaid.so ainsi que la rapeuse suisse KT Gorique.

Écouter le podcast (à partir de 31'25)

  • 17 Mars 2018

Rencontre avec Madame Rap, entretien dans Ballast, 14 mars 2018

"Musique urbaine" ne veut rien dire et c’est de l’appropriation culturelle. C’est un mot fabriqué par la classe dominante, qui a été posé sur une culture méprisée pour l’institutionnaliser, la récupérer et l’abîmer. Dire "cultures urbaines" permet de dédiaboliser le hip-hop aux yeux de ceux qui ne le connaissent pas et ne le respectent pas. Le hip-hop réunit le rap, le graffiti, la danse, le DJing et le beatboxing, mais dans "musique urbaine", on met tout et n’importe quoi dans le même sac : le RnB, la soul, le reggae et le rap, c’est-à-dire des musiques de non-Blancs, en gros, de jeunes Noirs et d’Arabes violents qui vivraient dans cette fameuse, grande et unique "banlieue kifésipeur". C’est comme les formules "Black music" ou "musiques du monde". Il existerait une musique rurale, marine, forestière, blanche, gay ou qui vient d’Uranus ?...

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  • 14 Mars 2018

Table ronde organisée par l'Université Sorbonne Nouvelle Paris 3 et les étudiant.e.s du Master 2 "Communication Interculturelle et Ingénierie de Projets" dans le cadre de La Semaine des Arts et des Médias, 12 mars 2018

Avec : 

◆ Éloïse BOUTON
Auteure et journaliste indépendante, membre de l’AJL, Association des Journalistes LGBT, elle travaille notamment avec Causette, Les Inrocks et Brain magazine. Ancienne Femen, elle se définit comme militante féministe «sans étiquette». En 2015, elle fonde Madame Rap, média dédié aux femmes dans le Hip Hop.
◆ Marion DALIBERT
Maître de conférences en Sciences de l’information et de la communication à l’Université Lille 3, son travail interroge les rapports de genre, de «race» et de classe qui se manifestent dans les médias et la manière dont ces rapports participent à la production du nationalisme.
◆ Stéphane GERARD
Il utilise le cinéma comme un moyen de faire de la recherche historique et politique autour d’identités minoritaires. Son travail à l’université comme pour ses films porte sur l’histoire des représentations de l’épidémie du sida, des luttes LGBTI, des images des Noirs dans le paysage audiovisuel français.
◆ OcéaneRoseMarie
Comédienne et réalisatrice engagée dans la lutte contre le racisme et les discriminations et sur la question de l’homosexualité. Son spectacle La lesbienne invisible a été joué plus de 500 fois en France. Elle est actuellement en tournée avec son deuxième spectacle Chatons violents. 
◆ Rosa MOUSSAOUI
Journaliste à la rubrique politique de L’Humanité, spécialisée dans la couverture du Maghreb, de l’Afrique, de la Grèce et des questions sociales, elle a contribué en 2007 à l’ouvrage collectif Histoire de la colonisation : justifications, falsifications et instrumentalisations. 

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  • 12 Mars 2018

Animation des Kif Kif, le prix de l'égalité femmes-hommes, 22 mars 2018

Rendez-vous jeudi 22 mars à 20h à Stéréolux à Nantes pour les Kif Kif, le prix de l'égalité femmes-hommes, que j'ai eu l'honneur et le plaisir d'organiser avec Eric Warin et Les Fameuses et que je co-animerai avec La Belle Boîte.

Cette cérémonie, qui se tiendra dans le cadre du Printemps des Fameuses, est la première à considérer l’égalité d’un point de vue transversal et à distinguer des femmes et des hommes qui œuvrent pour l’égalité au niveau national et dans tous les domaines de la société. Désigné.e.s par un jury d’expert.e.s, ces artistes, dirigeant.e.s d’entreprise, chercheur.e.s, médias ou associations seront récompensé.e.s pour leur investissement et leurs initiatives, qu’elles soient de grande ou de petite ampleur.

Dans une ambiance à la fois festive et solennelle, les Kif Kif entendent valoriser un objectif atteint, mais aussi encourager des démarches en cours, particulièrement innovantes ou exemplaires.

Entrée gratuite mais inscription obligatoire par ici et événement Facebook par là.

  • 10 Mars 2018

Pour la troisième année consécutive, j'interviendrai au Printemps des Fameuses à Nantes et animerai la table ronde sur "Y a-t-il une place pour une presse féministe ?" vendredi 23 mars à 12h15 à Trempolino.

Alors que le mouvement #MeToo a envahi la une des plus grands magazines et quotidiens américains, comment la presse écrite française s’est-elle emparée du sujet ? Pourquoi la France demeure-t-elle réticente à offrir des tribunes aux femmes victimes de violences ? De l’affaire DSK à #BalanceTonPorc et #MeToo en passant par l’affaire Cantat et Baupin, ou l’usage du terme "féminicide", retour sur ces spécificités françaises, pas toujours très reluisantes et sur les difficultés auxquelles se heurtent les titres qui résistent et continuent de proposer un "vrai" contenu féministe...

Toutes les infos sur Le Printemps des Fameuses c'est par ici.

  • 09 Mars 2018

Interview • Éloïse Bouton of Madame Rap, 8 mars 2018

Ellen avait le plaisir de parler avec Eloise Bouton, journaliste, féministe, LGBTQ+ et fondatrice de la plateforme en ligne, Madame Rap, dédié au hip hop féminin...

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  • 08 Mars 2018

Le Rap féminin va t-il exploser en France ?, 8 mars 2018

D' de Kabal, rappeur et Éloïse Bouton, journaliste et créatrice du 1er media dédié aux femmes dans le Hip Hop en France « Madame Rap » sont les co-auteurs du documentaire « Le bruit de nos Silences » sur les questions de sexualité, d’intime et de rapport à la violence. L’occasion de leur poser la question "Pourquoi le rap féminin n’explose pas en France ?"...

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  • 08 Mars 2018

Madame Rap dans le Direct de Libération, 8 mars 2018

Un peu de musique pour la pause dej' ! Voici une sélection préparée par le site Madame Rap : du Togo au Guatemala, découvrez 60 rappeuses qui se battent pour les droits des femmes...

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  • 08 Mars 2018

Le tatouage, un nouveau territoire d'expression féministe, 7 mars 2018

"De son côté, Éloïse Bouton voit dans le tatouage un moyen de mettre en lumière des passages d’œuvres écrites par des femmes qu’elle estime trop peu reconnues et d’afficher ses convictions silencieusement. Car pour l’ex-Femen, le corps est éminemment politique. On peut notamment lire un extrait de Written on the Body de Jeanette Winterson sur son dos..."

Lire l'article sur Cheek

  • 07 Mars 2018

Interview dans l'émission La Tempête de Sale du Règlement, 7 mars 2018

"Il ne faut pas oublier que c'est un espace de liberté d'expression pour les rappeuses", nous dit Eloise Bouton, notre invitée de la semaine, qui a créé le blog Madame Rap. Son site recense plus de soixante rappeuses françaises actives, et plus de 1200 dans le monde entier.

Et puis, même quand il est sexiste, le rap est honnête, droit dans ses rimes, et on peut le critiquer et le rejeter plus facilement, non ? Pas comme les Rolling Stones, Claude François et bien d'autres...

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  • 07 Mars 2018

Rendez-vous mardi 6 mars à Nantes à Trempolino pour une table ronde gratuite organisée par Madame Rap et le festival HIP OPSESSION, suivie d'un showcase de la rappeuse Illustre et d'un open mic.

HIP OPSESSION invite Éloïse Bouton et plusieurs intervenant.e.s à échanger autour de l'activisme hip hop au féminin et à discuter de comment se porte cette scène en 2018. Alors que rap et féminisme sont souvent jugés irréconciliables, faut-il appréhender le hip hop comme un prolongement de nos sociétés patriarcales et sexistes, ou comme un vecteur d'émancipation, support de l'empowerment ? Ces échanges seront suivis d'un showcase de la femcee clermontoise Illustre et d'un open mic.

L'événement Facebook c'est par ici.

  • 06 Mars 2018

Éloïse Bouton dans le 1er freestyle orchestré, 5 mars 2018

Ex-membre des Femen, 1ère femme condamnée pour exhibitionnisme lors d’une manifestation pro-avortement à Paris, journaliste engagée et indépendante pour Causette où encore Daron, ( magazine masculin émergent dédié à la cible éponyme ), Éloïse Bouton use d’un discours inspirant et franc pour dénoncer les inégalités que notre société couve en silence...

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  • 05 Mars 2018

Pour la deuxième année consécutive, Madame Rap a le plaisir et l'honneur de s'associer au festival Les Femmes S'en Mêlent.

Rendez-vous à Paris à La Machine du Moulin Rouge :

- jeudi 15 mars pour une table ronde au Bar à Bulles sur le thème : "Le rap, un espace de liberté pour les femmes ?" avec :

- Stélyna (rappeuse)
- D' de Kabal (cofondateur du groupe Kabal, qui a marqué la scène rap durant les années 1990, auteur et metteur en scène),
- Emmanuelle Carinos (doctorante en sciences sociales au CRESPPA, co-fondatrice à l'Ecole Normale Supérieure de La Plume et le Bitume, séminaire consacré à la stylistique des textes de rap)
- Karim Hammou (chercheur au CNRS, auteur du livre "Une histoire du rap en France" et du blog Sur son rap).

- samedi 17 mars pour un plateau 100% rap au féminin programmé par Madame Rap avec les concerts des rappeuses KT Gorique, Blimes Brixton et Reverie.

Tout le programme du festival c'est par ici et la billetterie c'est par là.

  • 21 Février 2018

 

Vous l’aurez remarqué, la parole des hommes est omniprésente dans notre monde, souvent au détriment de celle des femmes. Et pourtant, certaines paroles masculines restent rarement entendues. Tourné fin 2017 en Martinique, ce documentaire nous plonge au cœur de ces silences, à travers la quête de D’ de Kabal, cofondateur du groupe Kabal, qui a marqué la scène rap durant les années 1990, auteur, metteur en scène et « chercheur en écrit et oralité ».

Après avoir créé plusieurs spectacles sur la déconstruction du masculin, dont L’homme-femme / les mécanismes invisibles, D’ lance en février 2016 des Laboratoires de déconstruction et redéfinition du masculin par l’art et le sensible, groupes de paroles non-mixtes réservés aux hommes. L’artiste initie d’abord « ce projet individuel qui ne peut que se transformer en projet de société » à Bobigny (93), où il vit, puis à Villetaneuse (93), Kourou, en Guyane, et Fort-de-France, en Martinique, d’où il est originaire.

En Martinique, comme ailleurs, les hommes livrent une parole inédite. En échangeant autour de l’intime, du désir et de la notion de consentement, et avec l’art comme fil rouge, ils tentent de se défaire des injonctions de la société à être un « vrai homme » pour construire un « homme véritable », en phase avec sa sensibilité profonde.

Dans le contexte actuel de #BalanceTonPorc et #MeToo, ce film démontre que la question du consentement et du désir dépasse largement les clivages de genre, transcende les différences culturelles et que la déconstruction du masculin constitue l’une des clés de l’égalité. 

 

LES AUTEURS

C’est par le biais de Madame Rap, premier média en France dédié aux femmes dans le hip hop, que D’ de Kabal et Éloïse Bouton se rencontrent en 2016. En tant qu’homme artiste issu du rap, l’artiste se reconnaît dans le projet de la journaliste et militante féministe. Tous deux commencent alors à réfléchir à des moyens de créer des ponts et des espaces communs de travail sur les questionnements qui les habitent. A l’époque, D’ de Kabal, qui travaille depuis plusieurs années à l’écriture de spectacles autour des problématiques de genres, vient de lancer ses Laboratoires de déconstruction et redéfinition du masculin par l'art et le sensible.  Ce dispositif étant nouveau, l’artiste rencontre des difficultés à échanger sur le sujet avec des personnes suffisamment conscientes de la nécessité de déconstruire les modèles de références, tant masculins que féminins. Et lorsqu’il parle de consentement masculin, il n’est pas rare que ses interlocutrices/teurs ne comprennent pas de quoi il s’agit…

Il demande alors à Éloïse Bouton de développer une version féminine de son projet, afin de la proposer à un public de femmes à Villetaneuse, en Seine-Saint-Denis, mais aussi à Kourou en Guyane. La finalité, réunir les groupes de parole féminins et masculins en un laboratoire mixte pour faire converger les propos échangés.

Dans ces laboratoires mixtes, Éloïse Bouton découvre des hommes hétérosexuels qui parlent de désir, d’érection et de sexualité, sans fanfaronner ou dissimuler leur fragilité derrière des postures de domination, de connivence ou d’humour gêné. Il lui apparaît dès lors évident que D’ de Kabal et elle travaillent à des endroits différents, mais sur des problématiques similaires.

Pour le fondateur des laboratoires, ce travail commun marque un tournant dans son approche de différentes problématiques. Le regard d’Éloïse Bouton et son expérience importante avec des groupes de paroles féminins le conduisent à préciser sa réflexion et à penser en profondeur ses dispositifs réservés aux hommes. Le binôme qu’ils forment devient un moteur dans leurs recherches respectives : la façon dont le curseur bourreau/victime peut se déplacer, les questions relatives aux mécanismes de conditionnement et de stéréotypes de genres, la part de violence inhérente en chacun.e, sont autant de sujets sur lesquels leurs expertises respectives s’emboîtent, résonnent, font écho et composent ensemble.

De son côté, la militante féministe trouve dans ces laboratoires un intérêt majeur, comme un miroir aux travaux historiques sur le consentement et le désir féminins et la (re)construction d’un soi libéré du regard masculin ou des systèmes de domination. En quinze ans d’expérience associative, c’est la première fois qu’elle rencontre des hommes qui s’emparent de ces sujets de l’intérieur. Car la force et la particularité des participants à ces laboratoires résident avant tout dans leur position d’ « agents doubles » : ils questionnent la domination masculine, tout en faisant a priori  partie du camp des dominants. Il lui semble alors essentiel de parler de ce regard, qui apporte un éclairage nouveau, précieux et complémentaire sur l’oppression des femmes.

Ainsi, lorsqu’au début de l’année 2017, la journaliste propose à D’ de Kabal de co-écrire un documentaire sur ces groupes de parole, c’est tout naturellement qu’il accepte de porter à l’image ce travail et de le présenter à un plus grand nombre. Car si ces laboratoires balayent les injonctions sociétales qui oppressent autant les femmes que les hommes, ils proposent aussi des solutions pour les dépasser, sortir des clivages et de la binarité, et promettent une autre société, égalitaire. D’apparence utopique, il s’agit en fait d’une démarche très concrète, puisqu’elle part de la sensibilité de chacun.e, de l’intime, et brasse des notions qui nous concernent tou.te.s, au-delà de nos différences culturelles, sociales et identitaires.

 

Éloïse Bouton

 

Journaliste, autrice, militante féministe et LGBT+, Éloïse Bouton travaille notamment pour Causette, Cheek et Brain Magazine. Elle est également la fondatrice de Madame Rap, premier média en France dédié aux femmes dans le hip hop.

 

D’ de Kabal

 

Cofondateur du groupe Kabal, qui a marqué la scène rap durant les années 1990, D’ de Kabal s’investit depuis 2006 dans le théâtre. Avec sa compagnie R.I.P.O.S.T.E., il écrit et met en scène une dizaine de spectacles, notamment autour des rapports hommes/femmes. En 2016, il lance des laboratoires de déconstruction et redéfinition du masculin par l’art et le sensible. 

 

INFOS

LE BRUT DE NOS SILENCES

Documentaire – 52 minutes – 2017

Diffusion : Mardi 6 mars 2018 à 23 h sur France Ô

Réalisation : Adrien Benoliel

Production : ROCHE Productions

Lien disponible sur demande

Télécharger le communiqué de presse du film

 

  • 19 Février 2018

En évoquant le sujet, je me suis rendue compte que presque toutes les femmes dans mon entourage en souffraient et qu'à part un gel visqueux bourré d'hormones et globalement inefficace, il n'existait aucune solution pour soulager de cet enfer.

Ce trouble bénin dû à un déficit en progestérone, qui survient généralement une semaine environ avant les règles au moment du syndrome pré-menstruel, concerne entre 50% et 80% des femmes. Donc une grande majorité. Les symptômes sont, au choix : gonflement des seins qui deviennent hyper douloureux/sensibles et granuleux, sensation d'être "pleine d'eau", inconfort dans ses vêtements, impossibilité de dormir sur le ventre ou sur le côté et de faire du sport ou toute forme d'activité physique, nécessité de mettre un soutif pour celles qui n'en mettent jamais ou de mettre un soutif plus grand qu'à l'ordinaire pour celles qui en mettent, douleurs lombaires ...

On se dit évidemment que si les hommes avaient les couilles qui gonflent et au bord de l'implosion une fois par mois, on aurait sûrement trouvé un remède efficace depuis l'Antiquité.

 

  • 14 Février 2018

"In gay we trust" : ouverture du procès contre la violence de nervis d'extrême droite, 17 janvier 2018

Huit hommes seront jugés à partir de ce mercredi 17 janvier pour "violences en réunion" contre neuf militantes Femen venues les affronter lors d’une manifestation anti-mariage pour tous en novembre 2012...

Lire l'article sur Têtu

 

  • 17 Janvier 2018

Le rap, art méprisé, décembre 2017

 

Edito : #BalanceTonPorc, #MeToo, l’ambivalente parole masculine", décembre 2017

 

 

  • 22 Décembre 2017

Tribune vidéo sur l'invisibilisation des rappeuses en France, StreetVox, 22 décembre 2017

  • 22 Décembre 2017

 
 
 
Je suis la première femme condamnée pour exhibition sexuelle en France.
 
Il y a 4 ans jour pour jour, j’ai mené une action individuelle torse nu et pro-avortement à l’église de la Madeleine à Paris avec Femen (dont je ne fais plus partie depuis 2014). Les cheveux ornés d’un voile bleu surmonté d'une couronne de fleurs, je me suis postée sur l’autel de l’église et ai brandi deux morceaux de foie de bœuf, symbole du petit Jésus avorté. Étaient peints "Christmas is canceled" dans mon dos et sur mon torse le slogan "344e salope", en référence au manifeste des 343 initié par des féministes en 1971, quand l’IVG était illégal, et qui s’exposaient alors à des poursuites pénales.
 
A l’époque, en Espagne, un projet de loi du gouvernement Rajoy envisageait de restreindre le droit à l’avortement. Le texte prévoyait d’annuler la loi de 2010 autorisant l’IVG jusqu'à 14 semaines et 22 semaines en cas de malformation du fœtus, pour l’autoriser uniquement en cas de grave danger pour la vie ou la santé physique/psychologique de la femme ou de viol. A la même période, à Strasbourg, le Parlement refusait de reconnaître l'IVG comme un droit "européen". À Dublin, plusieurs dizaines de milliers d'intégristes religieux manifestaient dans les rues contre l'IVG. Au Texas, une loi interdisait l'avortement au-delà de 20 semaines de grossesse. Aujourd’hui encore, ce droit est sans cesse remis en cause. Aux Etats-Unis, en Europe et aussi ici, en France.
 
C’était une action silencieuse et pacifique de 2 minutes, qui consistait à prendre des photos et dont le seul but était de dénoncer les positions l’église catholique et son ingérence dans la liberté des femmes à disposer de leur corps. J’avais attendu que l’église soit vide et avais pris soin de ne pas interrompre une messe.
 
Pourtant, le curé de La Madeleine a porté plainte contre moi pour exhibition sexuelle et le 17 décembre 2014, le Tribunal de grande instance de Paris m’a condamnée à un mois de prison avec sursis et à verser à l’Eglise 2 000 euros de dommages et intérêts et à payer 1 500 euros de frais de justice. J’ai fait appel de cette décision. Le 15 février 2017, la cour d’appel de Paris a confirmé la décision de première instance et ma condamnation. Je me suis alors pourvue en cassation et attends aujourd’hui le verdict.
 
Pendant des années, j’ai perçu la nudité comme un outil politique ou artistique. Mais cette condamnation m’a fait réaliser que c’était un combat en soi.
 
Je me suis rendue compte que ce n’était pas forcément le contenu de mon action qui posait problème mais le simple fait que mon propos existe. La société a réduit mon militantisme à un aspect psychologique et invalidé mon engagement en le dépolitisant. Alors que je souhaitais dénoncer une violence sexiste, mon geste a été commenté et analysé de manière sexiste. Pour résumer, une féministe qui se bat pour le droit à avorter se voit traiter d’exhibitionniste.
 
La dernière condamnation pour outrage à la pudeur publique, loi remplacée en 1994 par l’exhibition sexuelle, remonte à 1965 et concerne une jeune femme qui avait joué au ping pong topless sur la Croisette à Cannes, un geste dépourvu d’intention politique.
 
J’étais féministe avant cette action, le suis toujours aujourd’hui et le serai encore demain. Seins nus, j’ai défendu la même cause qu’habillée, celle des femmes. Chacun.e est libre de développer sa propre vision du féminisme et d’opter pour le mode d’action qui lui correspond le mieux. Certaines associations organisent des manifestations et défilent dans la rue, d’autres écrivent des tribunes ou distribuent des tracts. J’ai fait tout ça et n’ai pas décidé du jour au lendemain de descendre manifester topless dans la rue. Il s’agit d’une décision raisonnée et politique qui vise à éveiller à des questions de société et non à m’exhiber avec une intention sexuelle.
 
Ces procès posent notamment la question de l'égalité entre les femmes et les hommes à user de leur torse nu comme outil militant. En effet, quand des militants écologistes se dévêtissent pour protester contre la construction de l’aéroport Notre-Dame-des-Landes ou que des intermittents du spectacle se dénudent pour interpeller les pouvoirs publics, tout le monde comprend que leur démarche est politique et personne ne les taxe d'exhibitionnistes. Alors pourquoi cela serait-il différent pour des femmes qui manifestent pour défendre leur droit à disposer de leur corps ? Est-ce que les seins sont un organe sexuel ? Les seins des femmes sont-ils plus "sexuels" que ceux des hommes ? Nos disparités biologiques ne justifient pas la domination masculine et une application différente de nos droits.
 
Pourtant en France, en 2017, une femme torse nu dans l’espace public peut être arrêtée et condamnée alors qu’un homme ne le sera pas. Son tort ? Etre une femme dotée d’un corps et choisir d’en faire ce qu’elle veut.

  • 20 Décembre 2017

"C’est quoi pour toi l’engagement ?"

Aujourd’hui, une ado de 14 ans m’a posé cette question.

J’ai commencé par lui répondre que c’était le fait de s’investir dans une cause à laquelle on croit, de prendre des risques pour la défendre, sans pour autant se mettre en péril, de se battre pour un projet ou un objectif qu’on s’est fixé. Et en parlant, j’ai réalisé à quel point je supportais de moins en moins le manque d’engagement dans tous les domaines de la vie. Pire, l’engagement de posture, celui que l’on publicise pour flatter l’ego et que l’on laisse à la porte de chez soi.

Ce discours ambiant de l’indigné-de-tout-mais-rien-à-foutre-de-rien, cette inclinaison à ne poser aucune hiérarchie de valeurs dans la vie, sauf quand ça nous arrange (pour justifier que notre viol était pire que celui du voisin, que la discrimination homophobe qu’on subit est plus hardcore que les violences sexistes que se mange la voisine, ou pour s’arranger avec nos contradictions d’altermondialistes bouffeurs de paras.)

En politique, où/qui sont les personnes qui tiennent leur ligne de bout en bout against all odds sans rester sourdes aux remarques et partages extérieurs, capables de poursuivre un combat, de conserver leur intégrité tout en évoluant et en se remettant en question ?

En amitié, où/qui sont les personnes qui ne considèrent pas parfois leurs ami.e.s pour acquis, qui travaillent à préserver le lien, sans s’encombrer de relations historiques, vestiges du passé incongrus dans le présent, maintenus par habitude, flemme ou bassesse ? Qui n’a jamais eu des ami.e.s faire-valoir, bouche-trous, complaisance, jalousie, mépris, réseau, défonce ou kleenex ? Qui n’a jamais reçu sans donner ? Qui s’attache vraiment à connaître, écouter et prendre soin des autres, à les regarder pour ce qu’ils sont et non pour ce qu’on aimerait qu’ils soient ? Qui ne s’est pas un jour accommodé de cet.t.e ami.e raciste, homophobe, misogyne, agresseur/euse "qui a aussi plein de qualités à côté" ?

En couple, il y a celles et ceux pour qui l’engagement se résume à une exclusivité scellée par un bout de papier, à payer moins d’impôts, diviser un loyer par deux, enfanter (parce que sinon que faire ?) et passer sa vie aux côtés d’une personne sans plus vraiment savoir pourquoi, qui mentent, blessent, dissimulent, fuient, s’arrangent avec eux-mêmes, restent sans s’investir, démissionnent sans partir, par lâcheté, confort ou accoutumance. Ceux pour qui l’engagement est façade, qui prônent le respect à tout-va et ne se respectent pas eux-mêmes, qui ne se battront jamais pour cette conjointe qu’ils aiment, qui ne quitteront jamais ce conjoint qu’ils trompent, parce que "c’est ça la vie à deux".

D’autres qui se planquent derrière des concepts et invoquent le couple libre ou le polyamour comme engagement suprême, au nom de la liberté et de la coolitude, qui s’inscrivent dans des rapports de force et de domination, consomment les individus comme ils changent d’iPhone, qui n’affrontent rien, ne construisent rien, si ce n’est un semblant de relation qu’il faudrait leur envier, pour qui poser des limites et fixer des règles signifie avoir un balai dans le cul ou être intégriste et qui, quand on le leur signifie, nous renvoient à des arguments moraux ("toi qui montres tes seins dans les églises, t’es hyper réac en fait !"),

Il y a aussi ceux qui bradent tout, leur intimité, leurs émotions, leurs idées, leur sexualité, qui ont remisé leur courage au grenier et le sortent pour les coups de gueule quotidiens en 140 signes ou au jardin partagé du quartier le dimanche aprèm, qui élèvent des enfants sans transmettre, leur inculquent silencieusement leur non-engagement, qui font tout (ou plutôt rien) par peur du regard des autres, de déborder, de sortir du moule, d’être bruyant, de détonner, de ne pas être aimé, d’occuper l’espace tout en restant à sa place.

Pourtant, il existe des personnes "engagées". Plein. Et même si le mot est galvaudé, je voudrais les remercier, car à leur endroit, à leur manière, intime, profonde, absolue, fragile aussi, elles s’impliquent, se risquent, font, disent, parfois sans que grand-monde ne le remarque. Mais moi, (je suis loin d'être la seule), je vous vois, et vous avez toute mon admiration. ✊

  • 04 Décembre 2017

Table ronde "Féminisme et antiracisme dans les cultures urbaines" organisée par le Festival Les Créatives à Genève, 23 novembre 2017

 

Avec :

- Flèche Love (Amina Cadelli), auteure-compositrice chanteuse
- Keira Maameri, documentariste indépendante
- Faïza Guène, romancière, auteure de "Kiffe kiffe demain", et de "Un homme, ça ne pleure pas"
- Modération de Inès El-Shikh, co-fondatrice du collectif Faites des Vagues.

© Nicolas Carrard 

  • 23 Novembre 2017

Aujourd’hui, c’est un peu mon anniversaire. Il y a cinq ans, jour pour jour, j’ai été publiquement accusée d’être escort girl. A l’époque, le slut-shaming, le revenge porn et le cyber harcèlement, toutes ces violences sexistes mises en lumière par les luttes féministes, n’étaient pas aussi connues qu’elles le sont maintenant.

Novembre 2012. Je milite dans Femen depuis plusieurs mois. Nous venons de mener une action lors d’une manifestation de Civitas, pour dénoncer leurs prises de position contre le Mariage pour Tous. Une semaine plus tard, je découvre que des sites d'extrême droite ont publié des articles et des photos de moi nue, disant que je suis escort girl. Tiens, c’est drôle, j’ai déjà été accusée de la même chose dans un tout autre contexte.

Mars 2011. En pleine crise d'inspiration, au chômage et désabusée, je suis à l'affût d'une idée de sujet truculente qui relance ma machine de piges. Façon putaclic. Je tombe par hasard sur un documentaire américain intitulé Dirty Money, the Business of High-end Prostitution, diffusé sur la chaîne américaine CNBC en 2008. Le film aux accents de journalisme gonzo s'intéresse aux motivations des clients d'escort girls et à leur parcours personnel. Pourquoi ces hommes font-ils appel à des escorts ? Qui sont-ils ? Que recherchent-ils ? Je décide de me lancer dans un projet similaire et de dresser des portraits de clients réguliers de prostituées. Je tombe sur un annuaire d'escort girls sur Google et me crée un profil mi-réel, mi-fictionnel. Je m'invente un personnage, des pratiques, des tarifs. J'ajoute des photos de moi, prises un an plus tôt par une amie journaliste et photographe (hahaha ma pauvre Marianne​, si tu avais su…). J'achète un téléphone mobile et ouvre une ligne téléphonique dédiée. J'attends. Rapidement, je reçois des dizaines de messages d’hommes avec qui j’établis le dialogue. Je tente de les mettre en confiance avec précaution, dans le but de les rencontrer.

Pas de chance, ma petite entreprise déplaît fortement à mon compagnon de l'époque. Pour lui, c’est évident, je suis une pute. Je lis souvent des articles qui traitent de la prostitution, je m’intéresse aux problématiques du travail du sexe, j’en parle régulièrement, je suis au chômage, j'ai besoin d'argent, j'ai le profil. Vu l’ambiance, j’interromps mon projet et le quitte. Une rupture qui ne sera pas de son goût, puisqu’elle débouchera quelques mois plus tard sur des violences physiques et une tentative d’étranglement, avec plainte, commissariat, et un simple rappel à la loi bien sûr.

Un an plus tard, quand la facho-sphère m’accuse d’être escort girl, inutile de dire que ça « ring a bell ». Les trolls exultent et pourrissent mes réseaux sociaux. J'incarne ce qu'ils abhorrent : une femme, féministe, qui s’oppose à leurs idées, vaguement « journalope » de surcroît. Pour couronner le tout, mes coordonnées personnelles sont jetées en pâture sur la toile. Une vidéo d’Alain Soral m’est consacrée (dans laquelle il révèle avoir été averti de ma puterie par mon ex), un clip de Kroc Blanc, rappeur nationaliste masqué et bien courageux, m’est dédié, et quand on tape mon nom dans Google « prostituée » et « escort girl » sont les uniques occurrences sur des dizaines de pages. Tout le monde me regarde comme une paria, mes employeurs, qui se désagrègent les uns après les autres, mon entourage, #LesGens. Ben oui, je suis une femme active sexuellement, j’ai fait des photos dénudées, je montre mes seins dans la rue, il faut dire que je cherche aussi (et je dois être un peu une malade mentale quand même).

Mes comptes Facebook et Twitter se transforment en mur d'invectives vomitoires. Des inconnus m'injurient par e-mail. Je me fais insulter et menacer à longueur de journée. On m'appelle sur mon téléphone portable, on me menace. Je change de numéro. Je reçois des appels sur mon téléphone fixe en pleine nuit : « Sale pute, on va te baiser. » On sonne à mon interphone : « Salut la pute, on vient te défoncer. » On sonne à ma porte : « On est là, baisse ta culotte, salope. » Je change de numéro de fixe. Je refuse de me tapir chez moi et de croupir dans la psychose. Je sors, la boule au ventre, épie les passants, voyant en chacun d'eux un agresseur potentiel, me pense suivie, tressaille au moindre bruit de pas. Je ne dors pas. Je vis en état d'alerte permanent. Je perds du poids, des cheveux et ce qui me reste de placidité.

Côté Femen, le mouvement refuse de se prononcer publiquement sur le sujet. Aucune des militantes ne me demande frontalement si je suis ou si j'ai véritablement été prostituée, mais je sens en permanence le doute dans leur regard, ce qui est bien pire. Heureusement, d’autres militantes féministes m'apportent leur soutien (merci pour toujours les meufs #YouKnowWhoYouAre #AmourSurVous <3).

Dans ces moments-là, on est seule, on a honte, on regrette d’avoir fait ce qu’on a fait. Mais quoi au juste ? Voulu faire un article pour payer son loyer ? Face à la police, aux avocats non formés à ces problématiques, notre parole est sans cesse dévalorisée, et la violence se rejoue.

Tout ça pour dire, que 5 ans plus tard, il est inadmissible de voir que ces violences sexistes demeurent impunies, que la parole des femmes est encore remise en doute (bien que les choses semblent lentement évoluer), que les plaintes n’aboutissent pas. J’étais adulte, insérée dans la société, entourée, et pourtant ça m’a profondément affectée. Imaginez le carnage sur une adolescente en pleine construction ? Sur une femme isolée, fragile, précaire, migrante ?

A toutes les femmes qui ont vécu des relations passées avec des partenaires violent.e.s, abusifs/ves, et ont du mal à se regarder en face, se sentent coupables, se détacher de certains schémas prend du temps, c’est un chemin. Comme le féminisme, la déconstruction et tout le toutim. Ces choix faits à un instant T d’une vie ne disent rien d’autre que #LaRouteEstLongue. Et c’est souvent en se prenant des parpaings qu’on se remet en question et qu’on grandit.

Aussi, merci et bravo aux associations, structures, individus qui bossent d’arrache-pied sur ces sujets dont le Collectif Féministes contre le cyberharcèlement​, le Centre francilien pour l'égalité femmes-hommes​, Paye Ta Shnek​, FeminismVsCyberBully, Association Mémoire Traumatique et Victimologie​, Féministes Plurielles​, et toutes celles et ceux que j’oublie et qui œuvrent dans le bon sens.

Last but not least, nous vivons encore dans une ère où traiter une femme de pute est la pire ignominie possible. Ça en dit long sur la putophobie intégrée qui lancine en chacun.e de nous.

Alors une fois n’est pas coutume, le combat continue.

  • 17 Novembre 2017

A celles et ceux qui continuent de me dire "comment tu fais pour défendre le rap et être féministe ? C’est la musique la plus sexiste qui existe", voici 30 citations d’artistes et écrivains reconnus, étudiés à l’école et vénérés, dont le sexisme ne semble déranger personne.

Tant qu’il s’agit d’hommes blancs (pour la plupart hétérosexuels), à la masculinité bien normée, on les érige en références populaires. On applaudit tous ces messieurs de la variété et de la littérature qui parlent de leur désir pour des femmes, souvent objectivées, méprisées, et dont on ignore le degré de consentement, car le tout est enrobé dans du prétendu romantisme. Résultat, on nous colle des stéréotypes désastreux dans le crâne et on nous apprend que ces artistes sont des gentlemen, tandis que les rappeurs sont des brutes bornées, des racailles misogynes, des sauvages capitalistes ou des délinquants illettrés.

La poutre, la paille, l’œil du voisin, toussa.

- "Si tu ne fermes pas ta gueule, tu vas mordre la poussière" (The Misfits – Attitude)

- "Tu sais combien j’ai besoin de te passer à tabac le samedi soir" (Pink Floyd - Don’t Leave Me Now)

- "J’ai senti le couteau dans ma main et elle a arrêté de rire" (Tom Jones - Delilah)

- "Je préfèrerais te voir morte plutôt qu’avec un autre homme" (The Beatles – Run for Your Life)

- "Sous mon joug, elle est le plus adorable animal de compagnie au monde. Ça dépend de moi, la manière dont elle répond quand on lui adresse la parole" (The Rolling Stones – Under My Thumb)

- "Que c’est bon de choisir une minette. Dans ces filles à vedette qui ne sont venues que pour ça. C’est bon de serrer dans ses bras une groupie, une groupie. (…) C’est un joli parasite qui s’accroche et que l’on quitte. Quand on en connaît un meilleur, ça ne reste pas dans le cœur" (Michel Delpech – Les groupies)

- "Le comble enfin, misérable salope, comme il n’restait plus rien dans le garde-manger, t’as couru sans vergogne, et pour une escalope, te jeter dans le lit du boucher." (Georges Brassens – Putain de toi)

- "Sous la soie de sa jupe fendue en zoom en gros plan, tout un tas d’individus filment noirs et blancs. Mélissa, métisse d’Ibiza, a des seins tous pointus" (Julien Clerc – Mélissa)

- "Si tu sais te servir de ta beauté, ma belle, et pour lui faire plaisir t’encombrer de dentelles (…) Si tu n’écoutes pas la voix des mal-aimées qui voudraient à tout prix te citer comme témoin au procès du tyran qui caresse ta main… " (Michel Sardou – Une femme, ma fille)
"J’ai envie de violer des femmes, de les forcer à m’admirer, envie de boire toutes leurs larmes et de disparaître en fumée" (Michel Sardou – Les villes de grandes solitudes)

- "Les femmes sont tellement menteuses, qu'on ne peut même pas croire le contraire de ce qu'elles disent." (Georges Courteline)

- "Il n'y a que dans les courts instants où la femme ne pense plus du tout à ce qu'elle dit qu'on peut être sûr qu'elle dit vraiment ce qu'elle pense." (Georges Feydeau)

- "Les femmes préfèrent les hommes qui les prennent sans les comprendre, aux hommes qui les comprennent sans les prendre." (Marcel Prevost)

- "Une bonne affaire : acheter toutes les femmes au prix qu'elles valent et les revendre au prix qu'elles s'estiment." (Jules Renard)

- "Les femmes ressemblent aux girouettes, elles se fixent quand elles se rouillent." (Voltaire)

- "C'est nous qui faisons des femmes ce qu'elles valent et voilà pourquoi elles ne valent rien." (Mirabeau)

- "Aimer les femmes intelligentes est un plaisir de pédéraste." (Baudelaire)

- "C'est souvent la femme qui nous inspire les grandes choses qu'elle nous empêche d'accomplir." (Alexandre Dumas Fils)

- "Les femmes n'interviennent jamais dans mes romans tout simplement parce qu'elles parleraient tout le temps et que les autres ne pourraient plus rien dire." (Jules Verne)

- "Les jambes permettent aux hommes de marcher et aux femmes de faire leur chemin." (Alphonse Allais)

- "Les femmes forment un sexe purement décoratif. Elles n'ont jamais rien à dire, mais elles le disent d'une façon charmante. " (Oscar Wilde)

- "Une femme fidèle rend un seul homme malheureux." (Camus)

- "Les femmes sont les instruments interchangeables d'un plaisir toujours identique." (Marcel Proust)

- "Dieu créa l'homme et, ne le trouvant pas assez seul, il lui donna une compagne pour mieux lui faire sentir sa solitude." (Paul Valéry)

- "Pourquoi perdre son temps à vouloir contredire son épouse ? Il est beaucoup plus simple d'attendre qu'elle ait changé d'avis." (Jean Anouilh)

- "Ah les femmes, ces animaux sans queue ni tête !" (Sacha Guitry)

- "Les femmes sont étonnantes : ou elles ne pensent à rien, ou elles pensent à autre chose." (Alexandre Dumas)

- "La femme qui veut réellement refuser se contente de dire non ; celle qui s'explique peut être convaincue"(Alfred de Musset)

- "L’amitié de deux femmes n’est jamais qu’un complot contre une troisième." (Alphonse Karr)

- "Une femme sans poitrine, c’est un lit sans oreiller." (Anatole France)

- "Les femmes se prennent comme des lapins... par les oreilles." (Victor Hugo)

#sexisme #rap #hiphop #féminisme

  • 24 Octobre 2017

Quand j’avais 26 ans, j’ai travaillé pendant 6 mois pour un label de musique en plein essor. Mon boss direct (N+1 comme on dit dans le jargon managerial) embauchait exclusivement des filles. Les nouvelles recrues avaient toutes le même profil : jeunes, jolies (au sens hétéronormé du terme), sur-diplômées et en « errance » professionnelle. 

Il nous harcelait toutes. Aucune frontière entre vie privée et vie pro, réflexions déplacées, mains baladeuses, roulage de pelle lors d’un afterwork, sortage de bite sous le nez (littéralement) d’une nouvelle stagiaire, coinçage dans les chiottes, tout ça pour un SMIC et les remerciements de la maison.

Très vite, un rapport de force s’est instauré entre lui et moi, parce que je lui signifiais, en faisant des blagues maladroites, (je ne voulais pas me faire complètement détester et j'avais besoin d'un salaire), qu’il n’avait pas à se comporter ainsi. Est alors venu le temps des allusions sur ma sexualité. Si je refusais les « compliments » de mon supérieur, c’est parce que j’avais un problème avec les hommes. D’abord étiquetée « agressive », je suis vite devenue « gouine », un élément corroboré par mes tatouages et ma rousseur (réelle ou factice ?)

Son supérieur (qui ne travaille plus dans la boîte aujourd’hui) avait lui aussi toujours une petite boutade salace sexiste et un geste malvenu à l’attention de ses employées. Mais c’était vraiment trop cool, non ? On bossait dans la musique, on pouvait peut-être croiser des stars et aller à des soirées branchées, ça valait bien le coup.

Tout le monde savait, personne n’a jamais rien dit. J’en ai parlé à mes collègues : certaines tenaient un double discours (me donnaient raison puis retournaient leur veste en présence du harceleur), d’autres étaient flattées de s’entendre dire qu’elles avaient un joli cul, une grande majorité travaille toujours dans cette boîte aujourd’hui, une infime minorité a quitté le navire. Sept ans plus tard, mon ex-boss a gravi les échelons et a encore bel avenir devant lui.

Si je n’en étais pas partie, je serais en dépression au dernier degré, et j’aurais certainement cédé aux pressions, en devenant moi-même complice de cette violence sourde, ou me serais épuisée à résister tant bien que mal face à un système qui me dépassait.

#harcèlementsexuel #harcèlement #sexisme #metoo #balancetonporc

  • 15 Octobre 2017

#BalanceTonRap, janvier 2017

"On dirait qu’il se passe un truc dans le rap game. Serait-ce une prise de conscience subite post #BalanceTonPorc et #MeToo ou l’avènement d’une nouvelle génération plus gender fluid que ses aîné.e.s, pour qui la binarité n’est qu’une incongruité ?

En effet, 2017 a vu émerger des discours de rappeurs plutôt surprenants. Si certaines figures phares du rap US se démarquent depuis des annéesde l’image de gangsta, hypertestostéroné, leurs alter egos français peinent à se faire connaître. Pourtant, le glissement semble timidement s’opérer..."

 

 

Lesbiennes, droits devant, novembre 2017

"Si la prochaine conférence n’aura lieu que dans deux ans dans une autre ville européenne, la ligne directrice se dessine déjà : faire preuve d’encore plus d’inclusion (des lesbiennes non blanches, migrantes, musulmanes, en situation de handicap, russophones…), accroître la présence des pays de l’Europe de l’Est et collecter plus d’argent pour « gouiner le monde entier », comme on peut le lire sur les vitres de la Ankerbrot, transformées en étendards le temps d’un week-end."

 

A la recherche de la nouvelle Diam's, octobre 2017

"Soprano, Alonzo, Jul, Maître Gims, PNL… Si les rappeurs squattent le sommet des charts en France, aucune rappeuse depuis Diam’s ne s’est hissée au rang d’artiste populaire. Frilosité des labels et stigmatisation des médias, retour sur les multiples causes de cette invisibilisation persistante dans un pays où le rap comptabilise les plus importantes ventes de disques."

 

 

  • 13 Octobre 2017

Portrait dans le livre "Corpus Tattoo" de The Tattorialist, qui rassemble des tatoué.e.s du monde entier, 12 octobre 2017

 

  • 12 Octobre 2017

Table ronde "Femmes et résistances" organisée par la compagnie Mémoires Vives à Strasbourg, 12 octobre 2017

Organisée à l'Espace K dans le cadre du Cycle Mémoriel de Transmission "Femme(s) et Résistance(s), d'ici et d'ailleurs, d'hier et d'aujourd'hui" programmé dans le cadre des Semaines de l'Égalité et de Lutte contre les Discriminations.

Modératrice :

- Sophia Hocini : Auteure du livre « Une Française de Fabrication », journaliste à la Zone d’Expression Prioritaire et ambassadrice de l’Association de Formation Etudiante pour la Ville.

Intervenants :

– Pierre-Yves Ginet : Photojournaliste, co-fondateur de l’association et du magazine « Femmes ici et ailleurs » 
– Éloïse BOUTON, Journaliste, autrice et militante féministe, fondatrice de Madame Rap, premier média en France dédié aux femmes dans le hip hop.

 

 

 

Photos © P-Mod Photographies

  • 12 Octobre 2017

Interview de Karim Hammou sur son blog "Sur un son rap", 10 octobre 2017

"Alors que la nouvelle de la première place au top Billboard de la rappeuse états-uniennes Cardi B a fait le tour du web, depuis des années maintenant, la France ressemble à une morne plaine commerciale pour les rappeuses. Le constat, qui n’est tempéré que par le récent disque d’or de Shay, a conduit la journaliste Eloïse Bouton, par ailleurs créatrice du site Madame Rap, à cette interrogation : Pourquoi il n’y eu aucune rappeuse mainstream en France depuis Diam’s ?"

Lire l'article sur Sur Son Rap

  • 10 Octobre 2017

"Trois freestyleuses à découvrir", article de Madame Rap pour Redbull France, 9 octobre 2017

Largement considéré comme masculin, le freestyle ne se soucie pas des questions de genre. La preuve par trois avec ces vidéos sélectionnées par Madame Rap !

Lire l'article sur Redbull

  • 09 Octobre 2017

ONPC: "Le montage est cynique, ça ressemble à quelque chose de scénarisé", 2 octobre 2017

Peut-on à la télévision parler des violences sexuelles qu'on a subies ? Samedi soir, dans On n'est pas couché, les larmes de Sandrine Rousseau face aux réprimandes de Christine Angot ont paru dire que non. Cette humiliation infligée à l'ex-secrétaire nationale adjointe d'EELV a fait réagir Eloïse Bouton. La militante féministe argue dans un post Facebook que "personne ne se remet tout seul de ces violences" et reproche à l'auteure de L'Inceste de "devenir bourreau". RMC.fr l'a interrogée.

Lire l'article sur RMC

  • 02 Octobre 2017

D'un côté, une première victime qui brise le silence, sort du cercle infernal des non-dits et de la culpabilisation, et en face, une autre victime qui perçoit la démarche de la première comme insupportable car elle la renvoie à sa propre intériorisation de la violence.

Plus le temps passe, plus je constate que les victimes de violences sexuelles jamais reconnues ou abandonnées à leur propre reconstruction deviennent un jour ou l’autre des agresseurs, le temps d'une phrase, d'une soirée, ou pour toujours. Que cette violence qu'elles ont subie et qui vit toujours en elles ressort forcément à un moment donné sous des formes inadéquates et destructrices.

Ces victimes de violences sexuelles qui n'ont jamais demandé de l'aide, qui se sont persuadées que "ça arrive", qui ont fait de leur agression un événement banal, voire constructif de leur chemin de vie, qui conseillent au premier proche de courir chez un psy après un vol, un accident de voiture, ou un licenciement mais pour qui, appliquée à elles-mêmes, la thérapie est synonyme de faiblesse.

Ces victimes qui se sont inventées un storytelling de guerrier.e. pour sur-vivre, qui se mettent à détester les autres victimes, qui se servent insidieusement de leur statut pas-vraiment-assumé de victime pour agresser autrui, comme si ce qu'elles avaient vécu par le passé légitimait et excusait qu'elles produisent de la violence dans le présent.

Ces victimes qui se vantent de "s’en être sorties toutes seules" alors que n’importe qui peut voir à 10 kilomètres qu'elles sont en grande souffrance. Vous savez quoi ? Personne ne se remet tout seul de telles violences, non pas parce que nous sommes faibles mais parce que nous sommes humains, ce qui est plutôt une bonne nouvelle. C'est tellement plus facile de traiter autrui comme autrui nous traite/a traités, mais ce n’est certainement pas comme ça qu'on va régler le problème des violences sexuelles et sexistes. Car comment lutter contre ce fléau si on est incapable de se reconnaître soi-même comme victime ou si on décrète, comme consolation éphémère et illusoire, que notre statut de victime nous octroie le droit de devenir bourreau ?

#angot #rousseau #christineangot #sandrinerousseau #ONPC #ruquier #inceste #agressionssexuelles #victimes

  • 01 Octobre 2017

"Focus : cinq rappeuses à surveiller en 2018", article de Madame Rap pour SURL, 28 septembre 2017

Activistes, militantes féministes, chantres de l'empowerment... En 2017, les rappeuses cumulent les étiquettes et c'est tant mieux. Parce qu'on sait qu'il n'est pas aisé de se frayer un chemin dans la multitude de projets qui sortent heure après heure, on a décidé de s'unir à Madame Rap, premier média en France dédié aux femmes dans le hip-hop, pour vous présenter un panorama mondial de ce qui se fait de mieux coté MCing féminin.

Lire l'article sur SURL

  • 28 Septembre 2017

Rap et féminisme : deux mondes vraiment irréconciliables ?, 21 septembre 2017

En juillet, plusieurs groupes féministes tentaient d’empêcher la tenue d'un concert du rappeur Lorenzo à Dijon. Elles pointaient la violence de ses textes, envers les femmes notamment. Lui, s’est marré. Ce n'est que le dernier exemple en date d’un dialogue de sourd entre monde du rap, et les groupes de défense des droits des femmes. Éloïse Bouton est une ancienne Femen, et anime Madame Rap - un site sur les femmes du rap -, et elle explique surtout pourquoi « un rappeur et une féministe peuvent discuter »...

Lire l'article sur Greenroom

  • 21 Septembre 2017

Rap, femmes et violence : de la domination à la transgression, 16 septembre 2017

Souvent caricaturé comme une "musique sexiste", le rap n'est pas exempt de processus émancipateurs. Retour sur la place des femmes dans le rap et sur leur rapport politique à la violence.
En compagnie de la rappeuse Ryaam, de la journaliste Eloïse Bouton, initiatrice du média alternatif 'Madame Rap' et d'Emmanuelle Carinos, sociologue et organisatrice du groupe de recherche 'La plume et le Bitume' à l'ENS.

Voir l'événement Facebook

  • 16 Septembre 2017

Fin août 2015, j'ai lancé Madame Rap sur un coup de tête, agacée après un dîner entre féministes ou pour la énième fois on me répétait que je ne pouvais pas aimer le rap et être une "bonne" féministe. A l’époque, ce n’était qu’un Tumblr qui rassemblait 300 rappeuses internationales. 
En janvier 2016, la DJ Emeraldia Ayakashi a rejoint l'aventure et nous avons fondé le premier média en France dédié aux femmes dans le hip hop.

Aujourd'hui, Madame Rap est un média qui répertorie plus de 2000 rappeuses du monde entier et propose 100 interviews d'artistes internationales, une agence de booking (concerts, freestyles, cyphers), un e-shop, un label, et une association de loi 1901 totalement indépendante. Nous programmons une cinquantaine d’artistes françaises et internationales, organisons dans toute la France des ateliers auprès de jeunes publics, des formations auprès de professionnel.l.e.s, des DJ sets et participons à des conférences.

Notre but, mettre en lumière le hip hop et les arts urbains au féminin, démontrer que le rap n’est pas la musique la plus sexiste et homophobe qui existe, combattre les clichés et rendre hommage à cette culture inclusive, plurielle et d’une richesse inouïe. Nous célébrons aussi le hip hop politique, militant, transversal, 'hors normes', qui transcende les catégories et décolle les étiquettes.

Merci à vous tou.te.s, nos partenaires, les gens un peu fous qui nous font confiance, les vrai.e.s, les artistes, les soutiens multiples, les encouragements, la force, les rigolades, les prises de risques et le partage de cette passion et de valeurs communes.

BIG UP, grâce à vous, les femmes dans le hip hop ont enfin la place qu’elles méritent ! 

Photo © P-Mod

#hiphop #rap #madamerap #femmes #féminisme #rappeuses

  • 27 Août 2017

Ces voix qui font rimer clito et abricot, 18 août 2017

Tout en plantant les clips qui carburent aux doigts léchouillés et aux décolletés sans visage, Bouton, «biberonnée à la punchline», écrit pour différents magazines, sans jamais se la jouer hypocrite et conciliante, même si ça lui coûte ses piges chez Glamour, et vise, avec Madame Rap, à donner une place et un pouvoir d'action, enfin, aux femmes et aux personnes de la communauté LGBT+, dans un espace artistique et ouvert.

Entre un déménagement et une conversation avec un troll qui la souhaiterait hétéro/dans son lit/avec une grosse bouche que pour lui, Bouton a accepté de répondre à mes questions...

Lire l'article sur Vice 

 

  • 18 Août 2017

Après Samantha Geimer (13 ans) et Charlotte Lewis (16 ans) voici Robin, 3e femme qui accuse Roman Polanski de l'avoir agressée sexuellement quand elle avait 16 ans.

Pour rappel, les fausses accusations d'agressions sexuelles sont très rares et représentent moins de 6% des cas

Quand va-t-on enfin reconnaître la parole de ces victimes, sortir du déni collectif face à des Polanski, Woody Allen ou Bill Cosby sous prétexte que ce sont des artistes "talentueux" et cesser de présenter celles/ceux qui les dénoncent comme des censeurs, des rabat-joie et des dangers pour l'Art ? Quand va-t-on arrêter de banaliser les artistes agresseurs au motif qu'il serait "normal" pour eux d'avoir une vie dissolue et une sexualité débridée, mineurs compris et consentement exclus ?

  • 16 Août 2017

Rap et Genre – Eloïse Bouton, Madame Rap et la diffusion des rappeuses, 1er août 2017

"Journaliste et militante féministe, Eloïse Bouton évolue dans un milieu où le rap est souvent mal perçu : “quand on dit qu’on kiffe Booba on se fait pas mal charrier“. L’idée de ce média naît de la suite d’une discussion houleuse pendant laquelle émerge la question de l’intersectionnalité et des clichés classiques sur les femmes dans le rap..."

Lire l'article sur Desinvolt

  • 01 Août 2017

Ce soir, lors d'un rendez-vous professionnel, - et ouais je taf le samedi à 23h woohoo - il m'a pris l’envie de bitcher sur quelqu'un (un truc que je ne fais ja-mais en temps normal). Une artiste. Une personne qui s'auto-définit comme "engagée et marginale", qui déclare que la guerre c'est mal, les fleurs c'est girly, les filles féminines c'est beau, les pauvres et les réfugiés c'est vraiment trop triste et manger les animaux c'est pas bien mais se maquiller avec c'est OK. Et là, je me suis pris une levée de boucliers à base de "pas cool ce que tu fais", au nom de la fameuse sororité. Et que les-femmes-ne-se-soutiennent-pas-assez-entre-elles, et que si même moi je fais ça, que-je-ne-vienne-pas-me-plaindre-après et que en tant que femme, "s'attaquer" à une autre femme ne serait pas féministe.

Pourtant, je ne glosais pas sur cette personne en raison de son genre mais de son travail. Etre féministe ne signifie pas se transformer en chamallow hébété dépourvu d'esprit critique, qui fait des câlins et de bisous cœurs à toutes les meufs. En fait, cette injonction à la sororité ressemble fort à une forme d’oppression sexiste déguisée. Les "bonnes" féministes devraient donc toutes faire preuve d'indulgence envers toutes les femmes, sans distinction, mais pourquoi ? Parce qu'entre clitos on est complaisantes ? Parce qu'on est incapables de réfléchir et d'émettre une opinion ? Parce que notre avis dérange ? Une fois de plus, on nous réduit à nos émotions, façon "tu as le droit d’éprouver de l’empathie mais pas de critiquer et d'argumenter, faut pas déconner." Quant aux hommes, on les estime tout à fait capables d'user de discernement et de faire preuve de solidarité quand bon leur semble. Je remarque qu'on nous fait souvent le coup de la sororité ces derniers temps et que 9 fois sur 10, cette recommandation condescendante s'avère une pirouette pour nous faire fermer notre gueule.

Bref, quand j'ai expliqué que les femmes que je soutiens et admire sont des êtres remarquables à moult niveaux (et que, cerise sur le gâteau, elles ont un vagin), on m'a répondu : "On va y aller." CQFD.

#féminisme #sexisme #sororité #femmes

  • 28 Juillet 2017

Les selfies (nus) des femmes ne sont ni un "délit de narcissisme" ni de la soumission, 18 juillet 2017

Ça ne vous aura pas échappé, le selfie est partout. Cette pratique qui a envahi notre quotidien virtuel ne cesse cependant de diviser. D'un côté ses défenseurs, qui la perçoivent comme un outil d'empowerment en phase avec notre époque, de l'autre, ses détracteurs qui y voient une auto-instrumentalisation inconsciente des femmes, lobotomisées par la domination masculine...

Lire la tribune sur Le Huffington Post

 

  • 18 Juillet 2017

La Brigade Antisexiste et 15 autres associations féministes exigent l'interdiction de l'exposition de couvertures de magazines pornographiques sur la devanture des kiosques à journaux.

J'entends l'argument relatif à la "légalité d’exposer aux yeux de mineurs ces magazines à caractère pornographique", ce qui à mon sens, est clairement problématique. Mais outre cet aspect, le problème est-il vraiment la monstration du cul ? N'est-ce pas plutôt le fait qu'on nous inonde d'images de femmes réifiées par un male gaze hétéro-dégueu ? Et si on voyait des couv' de VRAI porno lesbien / féministe / dégenré avec des corps et des sexualités diverses et des mecs blancs hétéros objectivés façon Thierry Richardson, ça ne contribuerait pas à faire évoluer les mentalités et à rééquilibrer les rapports de pouvoir ?

On n'est pas loin du débat sur le topless dans l'espace public. Faut-il autoriser les femmes comme les hommes à être torse nu dans la rue ou l'interdire à tout le monde ? La pruderie, l'hypocrisie, la stigmatisation des corps et des sexualités, ce n'est pas la société que je me souhaite. Mais il paraît que je suis une "catin licorne candide".

#féminisme #porno #porn #magazines #presse #femmes #sexualité#sexe #nudité

 

  • 14 Juillet 2017

Pourquoi tout le monde pense que le rap est forcément une musique d’hommes misogynes, 2 juillet 2017

"Je ne crois pas qu’on ait entendu dire dans une rédaction : 'Parle juste du slip de Roman Polanski, pas de ses films, alors même que le mec a été accusé de viol'", s’insurge Eloïse Bouton, journaliste et fondatrice du site Madame Rap..."

Lire l'article sur Mashable

  • 02 Juillet 2017

Conférence "Du flow dans le rap", Jazz à Vienne, 1er juillet 2017

Et si le vrai chaînon manquant entre la ruralité du blues et l’ultra-urbanité du rap n’était en réalité rien d’autre que le jazz ? A travers leurs multiples mutations et les allers retours incessants qu’ils n’ont cessé de pratiquer entre eux, le jazz et le rap se conjuguent, s’imitent et s’inspirent depuis plus de 40 ans, comme deux parents proches d’une même famille.

Pour mettre en perspective ces questions, pas moins de six conférencier-es croiseront le mic’, dont notamment le jazzman Laurent De Wilde, Bruno Laforestrie (directeur de Mouv’), et les journalistes Olivier Cachin, Laurent Rigoulet, Stéphanie Binet et Eloïse Bouton (Madame Rap).

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  • 01 Juillet 2017

"Je suis féministe depuis toujours." Combien de fois j’entends cette phrase dans la bouche de féministes à qui l’on demande "depuis quand es-tu féministe ?" Si on pense le féminisme comme une déconstruction, comment peut-on dire que l’on l’a toujours été ? Et des nouveau-nés antiracistes et antispécistes, on y croit ?

Pourtant, je suis la première à avoir répété pendant des années que j’avais "toujours été féministe". Par flemme de fouiller dans ma mémoire, facilité, volonté absurde de proposer un story-telling solide. Avec le recul, je pense que je me sentais agressée par la question. Je me rendais bien compte qu’elle me mettait le nez dans mes contradictions et mes comportements passés peu glorieux, que je n’avais pas du tout envie de confronter. Le déni, c’est douillet.

Breaking news n°1, comme a (presque) dit notre copine Simone, on ne naît pas féministe, et au fil d’une vie, on n’est pas tout le temps un bon petit soldat de la cause. Alors, il y a quelques années, j’ai arrêté de me mentir à moi-même et aux autres. Parce qu’intimement, je savais bien qu’il y avait eu un jour, un moment, des expériences, des événements qui m’avaient conduite à affirmer "je suis féministe". Et je peux vous dire que je n’avais plus de dents de lait depuis belle lurette.

A 19 ans, je traitais Shakira de pute. Je pensais qu’il ne fallait pas coucher pour se faire respecter et qu’il était normal de slut-shamer des filles en raison de leur sexualité (moi incluse), je m’auto-définissais comme un "garçon manqué pétasse" et je faisais des blagues sur les blondes pour trouver une connivence avec les mecs. Et tout ça ne me posait aucun problème.

Breaking news n°2, être féministe n’exempte pas d’attitudes ou de pensées sexistes. Logique, si on considère qu’on a toutes et tous été biberonné.e.s au patriarcat et qu’on a intégré un lot de préconçus depuis le berceau.

Alors, je trouve regrettable d’entendre des féministes de longue date continuer à se présenter comme l’ayant toujours été, véhiculant ainsi cette idée que la vraie, la bonne, la parfaite féministe a toujours été irréprochable sur le sujet. C’est le meilleur moyen de culpabiliser d’autres femmes qui se disent "ah ben merde, moi je n’étais pas féministe à 3 ans, du coup je ne le serai jamais, ce n’est pas pour moi." Et surtout, il me semble plus constructif et inspirant de tenter de comprendre ses erreurs et de regarder l’ampleur du chemin parcouru. Il n’y a pas de honte à avoir eu des réflexions sexistes dans tel ou tel contexte, quand on sait expliquer pourquoi on l’a été et pourquoi on réfléchit différemment aujourd’hui. On peut même en tirer une certaine fierté.

  • 22 Juin 2017

Este video celebra 40 años de las mujeres en el hip hop, 21 juin 2017

Belelú, l’un des premiers médias en ligne en Amérique Latine basé au Chili (avec des branches au Mexique et en Espagne) parle de la vidéo de Madame Rap "40 ans de hip hop au féminin en 4 minutes".

"Le site féministe Madame Rap présente des femmes du monde entier qui luttent contre le sexisme dans la culture hip hop."

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  • 21 Juin 2017