Interdisons le rassemblement pro-viol le 6 février 2016 à Paris et à Nantes !

Vous le connaissez peut-être, le misogyne en chef Roosh V (de son vrai nom Daryush Valizade) sévit sur la toile depuis 2012. Messieurs, pour vous apprendre à bien draguer mesdames, le pick up artist américain a auto-publié 15 livres sur le sujet et déchaîné la colère des féministes du monde entier en relatant son art de harceler des jeunes filles ivres afn de coucher avec elles.

Et bien he’s back. Ce samedi 6 février 2016, cet ami des femmes organise 165 rencontres dans 43 pays à 20h heure locale, dont deux en France : à Nantes, à l’angle de la rue du Château et de la rue Mathelin Rodier devant la statue d’Anne de Bretagne et à Paris, devant le Lion de la statue Place de la République.

Selon lui, il est grand temps que les hommes se montrent à la lumière du jour et cessent de se planquer derrière leur écran d’ordi, redoutant le jugement de la société à l’égard de leurs nobles convictions. Qui sont ? La légalisation du viol par exemple.

Sur son site officiel, il explique tranquillement : « En essayant d’éduquer les hommes à ne pas violer, nous avons appris aux femmes à s’en foutre d’être violées, à ne pas se protéger de ces actes prévisibles et à ne pas être responsables de leurs actions (…) J’ai réfléchi à ce problème et je suis sûr d’avoir trouvé la solution : légaliser le viol quand il est commis sur une propriété privée. Je propose que le fait de prendre violemment une femme ne soit pas punissable par la loi tant que cela se passe en dehors de l’espace public. »

Bien sûr, seuls les hommes hétérosexuels sont admis à ces rassemblements. Toute femme qui s’y pointe se verra filmée et livrée en pâture au dark web anti-féministe avec une promesse de « vengeance furieuse ».

Le code secret pour reconnaître ses copains pro-viol ? Lâcher nonchalamment : « Vous savez où je peux trouver une animalerie ? ».  Si votre interlocuteur vous répond « Oui, c’est ici !« , vous saurez que vous êtes au bon endroit. Ou en enfer.

Madame Boistard, Monsieur Valls, peut-être pourriez vous (ré)agir ? Et empêcher la France de servir d’arène à l’apologie du viol ? Merci.